Jeudi 24 septembre, 14 h : tous en grève — rassemblement à Lyon-Bron
CFDT Rhon’Telecom · Mobilisation · Publié le 19 septembre 2026
Chères et chers collègues,
L’intersyndicale du Groupe Altice — UNSA, CFDT et CFTC — a publié le 15 septembre un communiqué intitulé « 1er avertissement ». Elle appelle l’ensemble des salariés du Groupe à cesser le travail le jeudi 24 septembre après-midi.
Le communiqué nomme notre situation explicitement, à deux reprises : il revendique des garanties pour les salariés d’ATS et pose la question des garanties pour les filiales. Sur le périmètre exact des salariés appelés à cesser le travail, nous invitons chacun à se rapprocher de ses élus.
Rendez-vous
Jeudi 24 septembre, arrêt de travail l’après-midi. Rassemblements à partir de 14 h 00.
Pour la région lyonnaise : LYON — Bron.
Les autres points de rassemblement : Campus Altice Paris 15e (RDV à Balard pour l’ensemble des sites d’Île-de-France, boutiques IDF, Vélizy, Courbevoie, Les Ulis, Champs-sur-Marne), Lille (Castel, Marcq-en-Barœul), Toulouse (Basso Cambo), Nantes (Saint-Herblain), Rennes, Aix-en-Provence (Le Sulky), Bordeaux (Lac), Strasbourg (avenue de Colmar), Metz (Arago), Isneauville (immeuble Magellan) et Chartres (immeuble Antares).
Le chiffre mis en avant
Le communiqué met en regard deux nombres :
20,35 milliards d’euros pour le rachat de SFR… et 12 500 emplois menacés.
L’intersyndicale dénonce un « projet de démembrement d’Altice France » et appelle les salariés à faire entendre « leur inquiétude, leur colère et leur détermination ».
Les sept revendications
Reproduites telles qu’elles figurent au communiqué :
- Au moins 3 propositions de reclassement pour chaque salarié.
- Un véritable plan seniors.
- Des garanties renforcées pour les salariés en situation de handicap (RQTH).
- Des garanties fortes et durables pour les salariés d’ATS.
- Des mesures d’accompagnement à la hauteur de l’opération.
- L’application de l’accord de garantie d’emploi pour tous les salariés pendant au moins 4 ans à compter du Closing, soit au-delà de 2029, y compris pour les salariés qui rejoindront Orange, Bouygues Telecom ou Free/Iliad.
- Des informations complètes, précises et transparentes pour les représentants du personnel.
Ce que le communiqué dit d’ATS
Deux passages nous visent directement. D’abord la quatrième revendication, citée ci-dessus. Ensuite, dans la partie intitulée « Ce projet n’a rien de social, rien de responsable » :
« Trop de questions restent sans réponse, en particulier pour les salariés d’Altice Technical Services (ATS) : l’activité et les emplois doivent être garantis. »
Le communiqué relève par ailleurs que les mesures d’accompagnement proposées sont « moins-disantes qu’en 2017 et 2021 », et pose quatre questions restées sans réponse : « Quel avenir pour chaque salarié ? Combien d’emplois seront réellement préservés ? Quelles garanties pour les filiales ? Quelles garanties au-delà de 2029 ? »
Notre position
Nous relayons cet appel et nous soutenons les revendications qu’il porte.
Trois raisons, qui nous paraissent tenir sans qu’il soit besoin d’en rajouter.
La première est que ces revendications nomment notre situation. Des garanties fortes et durables pour les salariés d’ATS, des garanties pour les filiales, une garantie d’emploi qui aille au-delà de 2029 : ce sont nos sujets, portés par trois organisations à l’échelle du Groupe. C’est un point d’appui que nous n’aurions pas seuls.
La deuxième est que ce qui sera obtenu là fera référence pour la suite du dossier. Le niveau d’accompagnement arraché maintenant est celui qui sera opposé demain à tous ceux qui sortiront du périmètre — et nous sommes concernés, puisque ATS n’y figure pas.
La troisième tient à la revendication de transparence. Elle n’est pas une clause de style. Nos élus attendent toujours plusieurs éléments demandés en instance, dont le budget 2026, le plan d’affaires et la liste des contrats en cours — communiqués à l’expert mais pas au comité. Ce qui se joue le 24 septembre, c’est aussi le niveau d’information auquel les représentants du personnel ont droit.
Vos droits, en deux lignes
Dans le privé, aucun préavis n’est exigé : vous n’avez pas à prévenir votre employeur. La retenue sur salaire est strictement proportionnelle à la durée d’arrêt, et c’est la seule conséquence admise. Aucune sanction, aucune mention au dossier, aucun effet sur l’évaluation ou l’avancement ne peuvent en découler — c’est interdit. Le remplacement d’un gréviste par un CDD ou un intérimaire est illicite.
Le détail est dans notre article Grève : ce que vous risquez, ce que vous ne risquez pas.
Contacts
Les délégués syndicaux centraux signataires du communiqué sont Abdelkader Choukrane (UNSA), Olivier Lelong (CFDT) et Cécilia Pereira (CFTC). Leurs coordonnées figurent sur le tract.
Pour toute question sur les modalités, votre situation ou vos droits : vos élus CFDT Rhon’Telecom sont à votre disposition. Venez nous voir, écrivez-nous — et n’hésitez pas à nous interroger avant le 24 plutôt qu’après.
Source : communiqué de presse de l’intersyndicale du Groupe Altice — UNSA, CFDT, CFTC — Paris, le 15 septembre 2026. Les passages entre guillemets en sont des extraits littéraux.